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Des cartes …et DESCARTES

13/01/2013

Je voulais rencontrer VINCENT…

Mais, il fallait décrocher un rendez-vous car Eliane (son assistante) veille sur son protégé… je n’ai pas donné de thème précis à ma demande mais pris le risque de dire que je faisais un pari confiant sur la relation :  Vincent ayant le savoir et l’expérience de la réflexion, moi, douze ans de pratique de la médiation et une (trop) longue expérience de vie… Que serions-nous capables de faire émerger de notre rencontre ?

L’accueil fut « cool ». Me sentant bien, écouté, je ne tardai pas à formuler l’une de mes principales préoccupations : le sentiment de solitude dans ma pratique de la médiation. Pour rester fidèle à l’enseignement de Jean-François SIX : non – jugement, écoute pure, non-pouvoir et surtout la pratique du “non-sachant”, il faut s’accrocher et se démarquer de la judiciarisation de la médiation. Qu’est devenue la médiation aujourd’hui ? Un outil  juridique au service des avocats ?

photo(1)Je venais voir VINCENT pour qu’il me rassure, me confirme que prôner l’écoute pure ou le non-jugement n’est pas une UTOPIE… puis, j’avais une autre question faisant suite à ma lecture du livret concernant son « JEU DU PHENIX » : que signifie pour lui  » le hasard sensé « ?

Sa réponse allait se présenter. Il s’arrêta et me dit :  » avant de poursuivre, je voudrais que tu choisisses 4 cartes dans ce jeux de tarot « … les cartes ont parlé et Vincent à traduit : tu devrais faire un séjour en Afrique noire où  tu trouverais l’incarnation de ton intense  besoin de « faire » avec les autres, tu connais la phrase de DESCARTES  » Je pense donc je suis  » … en Afrique noire tu entendras une autre version qui te conviendra  » Nous pensons donc nous sommes « . Tu n’es pas fait pour la prison de l’égo …

Quelques mois ont passé depuis cette rencontre et je me suis imprégné de son livre :

 » Mélangeons-nous . Enquête sur l’alchimie humaine  » …

« La mixité sociale ne peut être décrétée, imposée. Elle doit être acceptée par tous … »

« L’unique remède pour sortir de “l’inceste social”, de « l ‘ entre-soi » humainement dégénérant, consiste à favoriser des mélanges extra-communautaire, extra –classes, extra-confessionnels … « 

« L’inceste social est la recherche de la ressemblance, pour un échange quasi nul mais sécurisant; le mélange est la recherche de la différence, pour un échange maximal et enrichissant … »

Ayant présente à l’esprit l’énumération des exemples de « mélange », selon Vincent et une des définitions qu’il en donne, je me suis demandé si on ne pourrait pas considérer un certain mode « d’apprentissage » comme faisant partie de ces “mélanges” ?

J’échangeai récemment, sur ce sujet,  avec Bruno (l’un des commentateurs pertinents et  fidèles du présent blog). Il me fit part  de nos approches opposées de « l’apprentissage » . Pour lui, ce dernier se fait par un travail en solitaire et pour moi…  « dans la coopération » …

Si les différents types de « mélanges » cités par l’auteur me semblent difficilement accessibles car  trop idéalistes (voire utopiques),  « l’apprentissage  dans la coopération » me permet de poursuivre son énumération et ainsi, rendre plus concret – en ce qui me concerne – le sens de sa pensée.

Vous lecteur,  vous a-t-il été donné, par un  “hasard sensé”,  une brève rencontre éternelle, d’expérimenter une sorte d’évènement * à la suite duquel vous vivez ou avez vécu

« un MÉLANGE ».

Quel enseignement en avez-vous tiré ?

9 commentaires leave one →
  1. Frédéric SY permalink
    14/01/2013 4:56

    Ouais… c’est dans l’air du temps médiatique. Cela flatte l’égo que de se mélanger…
    Le jeu du Phénix ou la divination par les cartes me laisse perplexe. Qui est vraiment détenteur de la vérité ? Qui peut prétendre la dire à l’autre ? et sur la mixité sociale que des banalités dont chacun, chacune en a plein la bouche. L’expérience c’est de faire avec modestie et sans bruit…
    Bien à toi.
    Frédéric.

    • Marie permalink
      14/01/2013 10:44

      Ouais Frédéric ! mais encore ? Il me serait agréable que tu alimentes ton propos. De quelle expérience aimerais-tu parler… chut… sans faire de bruit… juste entre nous !

  2. Marie permalink
    16/01/2013 1:54

    Commentaire sur les billets d’octobre 2012 et janvier 2013 dont le fil rouge est « la rencontre par un hasard sensé » :

    Tenter un rendez-vous avec un philosophe rencontré lors d’une conférence, fut-elle en lien avec les préoccupations de l’auteur du présent billet, relevait de la « performance par l’envie ». Se pose alors la question de savoir si la performance est contagieuse et si l’on a envie de se laisser contaminer.
    Contagion ou volonté de partager des centres d’intérêts communs ? Quelle motivation pour aller vers… ? Sortir de « l’inceste social »… le pari est osé, la réussite aléatoire.
    J’aimerais savoir de quelle manière Vincent Cespédès y est parvenu. Quelle expérience et durant combien de temps ? Car enfin, il ne suffit pas d’être à la recherche de la différence mais de l’épouser, se l’approprier, vivre avec pour que le « mélange » existe.

    L’auteur de ce billet, en prenant rendez-vous avec Vincent est allé au bout de son rêve, vers quelqu’un qui lui ressemble, quasi certain que l’alchimie se produirait.
    La coopération par l’apprentissage dont il fait état comme un possible mélange, me semble avoir ici, en effet, trouvé sa place, les uns se nourrissant de l’expérience et de la pensée des autres.

    Alors puisque la question est posée de savoir si l’un des lecteurs de ce billet a, lui aussi, par un hasard sensé, expérimenté un « mélange », je veux bien témoigner de ma « brève rencontre », qui sera sans doute éternelle, avec une femme d’exception. Mais je crains que cette rencontre n’alimente plus « l’inceste social », qu’elle ne répond au sens du « mélange » tel que semble le concevoir Cespédès.

    « Onde choc et onde de charme » ? Le sourire avenant de Monique ? Ses joues poudrées sous son chapeau de paille claire ? Qu’importe, je fus sous le charme de cette femme rencontrée, par hasard, au festival de poésie japonaise et de nouvelles à Beauvais. Violoncelliste, gardienne d’âne, logeuses d’hirondelles, elle part quelquefois pour une semaine de méditation… en Gaspésie, seule, à écouter le souffle des baleines. Entre ses doigts, le seul livre qu’elle ait emporté dans « sa cabane au Canada » : celui de Christian Bobin. Sans connaître ce détail, je venais tout juste de lui envoyer un extrait de « l’Homme-joie » du même auteur !!!
    Choc de nos univers, de nos lectures, de nos écritures aussi, nous montrant le ciel paré de nuit, à l’ombre d’une rosée inconsolable…
    Un « hasard sensé » venait de faire lien entre elle et moi. Comment m’y prendre pour revoir une personne aussi sensible et talentueuse ? Oser… comme l’a fait l’auteur de ce billet ? Faire un pas vers l’autre, franchir la frontière invisible de l’âme ?
    J’ai pris le parti d’oser. Je l’ai invitée, elle et son violoncelle, pour la cérémonie de remise des prix du 15ème printemps de poètes de ma commune. Son improbable réponse m’a déroutée autant qu’elle m’a enthousiasmée :
    « ma très chère Marie, j’arrive ! »
    Monique n’a pas hésité à quitter son Québec pour re-faire connaissance.
    De notre brève rencontre à Beauvais, venue en écho à l’un des romans d’Andréï Makine, allait sans doute naître une complicité éternelle. Racontant cet événement, ne suis-je pas en train de passer à côté du véritable « mélange » évoqué par Vincent Cespédès, bien que l’alchimie entre Monique et moi paraisse évidente ? Trop évidente justement ! Trop dans la même mouvance, dans le même jaillissement de mots et d’ images, tout occupées à arpenter des territoires identiques.

    Le présent billet m’a conduite à fouiller dans ma vie pour savoir à quel moment « un mélange Cespédien » s’ était réellement produit.
    M’est alors venu dans le cœur et le regard, telle une évidence, le jour gris et froid où j’ai ouvert ma porte à trois enfants dépourvus, arrivés d’extrême Orient. Choc des langues, des cultures, des religions, des habitudes alimentaires etc… L’ aventure a duré dix ans.

    Pour moi – et cela n’engage que moi – mon vrai mélange fut contenu dans ce geste simple et compliqué à la fois : ouvrir ma porte !

    • mONIQUE jOACHIM permalink
      26/05/2013 2:26

      RÉPONSE À MICHEL SABY ET À MADAME MARIE

      Je lis, relis le long mot de madame Marie, placé sur le blog de Michel Saby, sous le billet Des cartes… et Descartes.
      Hasard sensé? Je serais surtout tentée de dire Hasard sensible, car le hasard doit avoir le bon sens de trouver terre propice où se poser pour devenir sensé.
      La rencontre dont témoigne madame Marie tient du miracle, de ce même prodige qui s’opère lorsque le blé devient moisson dans un sol heureux, anxieux de le recevoir, dans un sol qui a foi vibrante dans la récolte issue de l’éphémère doué de toutes les possibilités de l’éternité.
      Il semble bien que madame Marie et madame Monique aient agrippé à bras tendus et à cœur ouvert une amitié qui aurait pu leur filer entre les doigts si leur âme n’avait été à ce carrefour de vigilance et de sensibilité. Elles se font un grand étendard de ce sentiment qui les a habillées si spontanément toutes les deux. Ils étaient combien au champ de leur rencontre? Des dizaines, des centaines? Et c’est entre elles deux seules qu’est né silencieusement un bonheur capable de les combler pendant toute leur vie. Le hasard a de ces sensibilités!!!
      Cette dernière phrase taquine un peu Michel Saby que j’ai eu la chance et l’honneur de côtoyer récemment. Puis-je énoncer ici, en toute humilité, que je ne crois pas aux cartes qui s’essaient à vous définir d’un clin d’oeil? Je crois en la passion. Et de toutes les qualités que j’ai trouvées chez Michel Saby, c’est la passion apportée à sa profession qui m’a le plus marquée. Une passion vêtue sur tous ses angles d’un amour inconditionnel de l’être humain. Cet aspect émouvant de sa personnalité nous a amenés à des échanges vigoureusement amicaux où l’humour n’a donné sa place qu’à une profonde estime mutuelle.
      Je pense sincèrement chaque mot de mes commentaires sur monsieur Michel et madame Marie. Je suis donc en mesure de leur demander de se faire un flambeau de ce que je tais ici des sentiments de mon cœur envers eux… paroles innombrables qui encombreraient ce site si bellement axé sur la discrétion. En dire plus ne serait ni sensible, ni sensé…

      Monique

  3. Bruno permalink
    22/01/2013 8:03

    J’aime avoir une vision partagée et médiane des choses, ce genre de vision qui permet de trouver des raisons à tout et un sens à chacun, position confortable de la bouée molle dans l’océan. Ma vision de l’échange suit la même logique en tentant de nuancer et relativiser, car malgré mon côté rêveur j’aime partager mes rêves, malgré mon côté solitaire j’aime rencontrer les autres, malgré mon côté pédagogue j’aime confronter mes idées. Seulement il n’en a pas toujours été ainsi. J’ai parfois fuit l’échange par peur des autres, parfois tu mes pensées en attendant mon tour, parfois cherché mon double pour savoir qui j’étais. Bref on peut renoncer à l’échange par choix intellectuel, émotionnel ou politique, par pudeur, modestie ou goût du silence. On peut y renoncer ponctuellement pour beaucoup de raisons, mais ma conviction profonde est qu’on n’y renonce qu’au prix d’un acte de résistance, car la nature même de l’homme est de partager, comme la nature du vivant est de chercher à mélanger, renouveler ou créer.
    Je n’ai pas vraiment d’exemple d’échange qui soit marquant au point de m’en servir de témoignage (bien que je pourrais parler d’une certaine C. B. qui représente pour moi l’incarnation du partage des différences), mais j’ai néanmoins une expérience personnelle qui résume assez bien la complexité de mon rapport à l’échange : Il m’est arrivé, marchant dans la rue au sein d’une foule, de ralentir puis cesser d’avancer et laisser les gens m’éviter, pour ressentir alors pêle-mêle les sentiments de différence, d’isolement, le regard des autres, l’égarement, l’envie de disparaître. Puis fugacement l’impression d’appartenir à un groupe, le mouvement général de cette foule, la sensation de partage. Même si l’expérience est toute personnelle, elle représente pour moi la tendance naturelle de l’homme à passer d’un état à un autre, à changer subitement de point de vue en fonction de l’environnement ou d’un besoin intérieur. Mon propre rapport à l’échange suit cette logique, tantôt fermé et reclus, tantôt ouvert au partage, mais avec je l’espère, suffisamment d’attention et d’affection pour ne blesser personne 🙂

  4. Kemoun Régine permalink
    25/01/2013 2:01

    Régine
    Je ne doute pas que la rencontre de Vincent Cespédès fut,pour Michel,un moment très important dans son parcours professionnel et personnel.Curieux ,au sens noble du terme,pugnace,il ne respire vraiment que lorsqu’il arrive au bout de son interrogation et qu’il obtient des réponses qui peuvent le satisfaire .
    La rencontre a eu lieu.Michel voulait parler de non-jugement,d’écoute pure,desolitude dans la pratique de la médiation,d’apprentissage..Les gens sont-ils capables de non-jugement ou d’écoute pure ? Je ne réponfdrai pas à cette question mais je crois que beaucoup de personnes ont besoin de s’exprimer et s’ils ont en face d’eux une personne réceptive ,ils parlent sans attendre de commentaires..Pensez à ces vieilles personnes ,dans un train ,par exemple ,qui ,voyant un sourire sur votre visage,commencent à discuter et à se confier .A la fin du voyage,ils semblent heureux car ils ont un peu « vidé leur sac ».
    Michel parle de la solitude du médiateur.Je serai nuancée sur ce terme.Certes,il est seul en face de problèmes à résoudre mais il a en face de lui des êtres de chair et de sang avec qui il va nouer de nouveaux liens .Alors peut-on parler de solitude.
    Une autre expression m’arrête: « le hasard sensé ». Qu’est-ce que le hasard sinon un évènement fortuit? Peut-il être doué de bon sens ? peut-il être raisonnable?Je ne sais pas répondre à cette question.Je pense que si cela existe cela ne peut être mis qu’au pluriel.C’est une suite de « hasard sensé » qui fait évoluer notre comportement et notre façon de vivre.
    Cela peut être la rencontre avec un professeur d’exception,un ami ,un inconnu…..Ces différents hasards contribue à votre apprentissage car pour moi ,l’apprentissage participe de la mise en commun de ses propres connaissances et celles des autres .3mélangeons-nous  » a dit V.Cespédès.
    Enfin ,je ne parlerai pas de « brève rencontre éternelle  » mais d’une succession de ces rencontres .Acceptons ces rencontres ,mélangeons-nous ,ne restons pas cloîtrés dans « nos castes »,nos milieux,nous finirions par nous scléroser(pensez aux petits blancs de la Réunion).Acceptons le métissage au sens que lui donne Michel Serre et notre civilisation n’en sera que plus belle

  5. Suzette permalink
    01/02/2013 1:54

    Il y a tellement de choses dans ton billet,Michel,que j’ai envie d’aborder certains points sans répondre vraiment à la question posée.
    Idéalement,bien-sûr on peut penser avec Dennis Gira qu' »il est important de découvrir l’autre et surtout l’originalité de sa manière de penser et de vivre,car c’est cette originalité qui nous interpelle » mais plus prosaîquement il est sûr que quiconque a expérimenté la différence -qu’elle soit minime ou importante,subie ou voulue-connait les difficultés qu’elle engendre qui vont de l’étonnement au rejet en passant par la moquerie,le dédain ou le mépris.
    Concernant la mixité sociale je me souviens que dans les années 80,j’écoutais-incrédule-les discours des urbanistes et des architectes et notamment Roland Castro avec son mouvement des utopies concrètes(?)qui voulaient modifier les banlieues en favorisant cette mixité sociale.Si l’idée est louable sa mise en oeuvre est beaucoup plus aléatoire car c’est compter,notamment, sans l’instinct grégaire et la recherche du sentiment d’appartenance qui rassure mais qui mène parfois au communautarisme.
    S’agissant de l’écoute pure et du non jugement ce sont des exercices difficiles indispensables dans certains métiers-dont celui de la médiation-mais peu pratiqués en dehors car en général
    même si l’écoute est de qualité et l’état d’esprit respectueux,nous sommes dans le dialogue et dans le jugement bien-sûr.Il y a deux très beaux passages sur ces thèmes dans le dernier livre d’Amin Maalouf.
    Quant à l’apprentissage ,il est forcément partage lors de l’enseignement théorique mais exercice solitaire dans la pratique et il peut avoir lieu dans le même milieu socio-professionnel,auquel cas le « mélange » n’a pas lieu.il faudrait surement lire les ouvrages de F.Cespédès pour mieux comprendre ce qu’il veut dire.
    Peut-être pourrons-nous en reparler?

  6. Jane permalink
    02/02/2013 3:17

    V. CESPEDES rêve d’un « mélange » de l’humanité.
    Pour moi, en effet, c’est un rêve qui ne peut se réaliser que lorsque, partant d’origines, de cultures et de languages différents, chaque être humain converge vers un même idéal, voire un aboutissement commun.
    A l’ère de la mondialisation, ne pourrions pas rêver nous aussi ?
    Je viens de lire de Jean Claude Guillebault  » un autre monde est possible » qui ne manque pas d’optimisme et d’espérance. Il se referre beaucoup aux nouvelles technologies et pense que dans un monde où nous serons tous connectés les uns aux autres,, de belles choses seront possibles, alors, rêvons nous aussi.
    A l’heure même où j’écoute une retransmission à la radio des « Folles journées de Nantes » les musiciens de lorchestre, les voix, n’est ce pas là un magnifique symbole d’alchimie vécu en direct ?
    Et le commentateur parlant d’un cacophonie de couleurs…
    Le language universel de la musique permet ce mélange, cette symbiose de gens venant de tous horizons, de tous pays, mais qui ont en commun la passion.
    J’espère, Michel, que tu ne trouveras pas mon commentaire trop « visionnaire »

  7. claire permalink
    04/02/2013 8:52

    La rencontre et le mélange qui me vient à l’esprit a dûré « physiquement  » 39 ans, mais j’en suis imprègnée jusqu’à la fin de mes jours.
    Elle porte le nom Marie-Louise, elle m’a sauvé la vie alors que je n’avais que quelques heures. Depuis lors, un amour au delà des mots a pris place entre elle et moi. Je parle ici de ma grand-mère, elle m’a transmis par le récit de sa vie une force et une reflexion sur moi-même qu’elle n’aurait pas imaginées. Nos échanges ont été jusqu’au bout extrèmement intenses et remplis d’un amour éternel. Nous avons communiqué par le regard, seul sens disponible pour elle. Deuil difficile qui n’a été fait que lorsque j’ai eu la force de transcrire son histoire. Mais elle vit encore en moi.. c’est La rencontre et Le mélange puisque deux personnes de générations différentes se sont « mélangées » ; elle se portant vers moi et moi vers elle.

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