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DU HASARD A L’AUTO-LOUANGE

11/05/2016

Kasala 2Le hasard a-t-il du sens ?

En juillet 2013 une demande surprenante me fut faite : animer des tables rondes sur le thème « enseigner autrement, innover maintenant « … J’allai dans l’inconnu en répondant positivement. À cette occasion je rencontrai Antonella VERDIANI chercheuse en sciences de l’éducation. Echange éblouissant et riche, incitation pressante à lire :

« SOUVIENS-TOI DE TA NOBLESSE »

« La pratique de l’auto-louange ou l’accouchement du coeur  » de Marie MILIS.

En avril 2016 j’intervins pour la 3ème fois auprès du réseau d’entreprises « CHARTRES INITIATIVES  » avec pour objet : « La conduite EN réunion ».

Parmi mes outils, afin que les managers soient innovants et créatifs « EN » réunion, je proposai une incitation à la pratique de l’auto-louange, respectant les conseils de Marie MILIS :

 » Pour cela exagérez. Si vous êtes courageux ne soyez pas seulement brave mais soyez le tigre des montagnes. Amplifiez les images. Osez et amusez-vous. Goûtez à cette liberté. Ne mentez pas… restez en contact avec vous-même et grossissez les traits qui vous décrivent avec justesse. « 

« Prononcer notre auto-louange déprogramme les scénarii « patho-gènes » qui nous engluent. La réalité lumineuse de la vie devient tangible »

Comment, en préparant le contenu de cette formation, l’idée puis le besoin de faire mon auto-louange me sont-ils apparus ?

En premier lieu, je savais que les participants étaient là dans un esprit d’humilité et d’écoute pour être meilleurs, meilleurs entre eux et avec leurs collaborateurs, dans une démarche de coopération*.

En second j’étais en confiance car je les sentais dans le non jugement et l’humour … Je pus me lâcher leur donnant envie de pratiquer leur propre auto-louange pour ensuite la rendre accessible à leurs collaborateurs.

Et si l’objectif de l’auto-louange dans la conduite EN réunion permettait à chacun, après avoir écouté l’autre, de se dire : « j’ai beaucoup de chance de le connaître et de collaborer avec lui  » ?

Alors, le hasard a-t-il du sens ? Est-il sensé ? Peut- être… et si c’était en suivant ce hasard dans l’inconnu des « tables rondes », que j’allais me trouver moi-même, dépoussiérant ma noblesse et pratiquant mon auto-louange ?

Mon auto-louange :

Je suis un « entrepreneur/challenger ».

Je suis celui qui ose et s’oppose,
Je suis celui qui se nourrit du doute,
Je suis celui qui a changé sa vie à 50 ans passés,
Je suis celui qui a créé son métier sans en faire un apostolat,
Je suis celui qui a entendu le « grand maître « ** de la médiation sans se laisser dominer,
Je suis la main tendue, l’accompagnant de jeunes en détresse,
Je suis le papillon qui aspire, s’imprègne et se nourrit des silences
Je suis celui qui ouvre des portes après avoir poussé celles de plusieurs ministères
Je suis celui que l’on cite dans le livre d’or du CMAP***… car …
Je suis celui qui reçoit les mots tels un cadeau.
Je suis celui que l’on sollicite en toutes circonstances
Je suis le vent venu souffler des idées pour la création du lien
Je suis aussi celui que l’on écoute et qui entend : « quand je pars de chez vous, j’ai envie de faire… »
À plusieurs reprises je suis venu à « Chartres initiatives » et j’ai bien l’intention d’y revenir.
Oui, je suis l’incontournable le plus doué du monde !
Je suis le miroir reflétant le champ des possibles pour celles et ceux qui me font confiance.


* Le management de l’intelligence collective… Qu’est-ce que coopérer ? Olivier ZARA .

** Jean-François SIX (historien philosophe fondateur IFM-Institut de formation à la Médiation de Paris).
*** Centre de Médiation et d’Arbitrage de Paris.

http://www.chartres-initiatives.com
réseau d’entreprises

5 commentaires leave one →
  1. Claire permalink
    11/05/2016 4:57

    Peut-on dire que votre écrit est magnifique ?? oui, mais cela ne suffirait pas à le qualifier. Il est tout en justesse et vous correspond tellement Michel ! J’oserai ajouter que non seulement vous ouvrez le champ des possibles, mais en plus vous susciter cette ouverture !! Vous en êtes la « genèse » humble, discrète et tellement humaine. Dans toute la beauté du mot « humain », comme humaniste par exemple. Alors, merci d’avoir changé de vie à 50 ans, car vous rendez belle la notre qui vous connaissons ! Claire

  2. Kemoun Régine permalink
    22/05/2016 12:30

    Faire son auto-louange! Shocking comme diraient les anglais.A première vue,cela paraît prétentieux .Nous entendons tellement de gens se lancer des fleurs .Nous avons envie de leur dire: »un peu de modestie,voyons .Vos qualités ,nous les connaissons? Inutile d’en faire l’étalage..
    Cela est la première réaction mais après réflexion,si nous considérons le point de vue éducatif ,nous pouvons entrevoir les effets bénéfiques de ce procédé.
    Il existe tellement de gens,coincés dans leur culture judéo-chrétienne,qui semblent timides,timorés et qui pourtant ,possèdent un potentiel extraordinaire. Ils n’osent pas ou ne savent pas se libérer de leurs inhibitions.Leur apprendre à se libérer, même en forçant un peu la note, POURQUOI PAS? Et j’adhère à ce procédé leur faisant prendre conscience de leur véritable valeur .
    Le billet est excellent car il montre bien le cheminement de tes recherches et de tes reflexions pour arriver à « l’auto-louange. » je n’en suis pas étonnée,
    Régine

  3. MARIE permalink
    28/05/2016 9:59

    Billet intelligent et sensible, plein de poésie et d’humour à propos d’un sujet délicat à destination d’un large public. Il fallait oser lancer ce défi et surtout oser croire qu’il serait bien perçu et entendu de façon à porter ses fruits. C’est dire que Michel Saby croit en l’Homme et en sa capacité à avoir un regard neuf sur soi sans craindre le jugement.
    Des jeunes venant d’horizons lointains ont fait leur auto-louange avec fraîcheur, naïveté mais toujours avec beaucoup de sincérité. Marie MILIS en a fait la surprenante expérience en se prêtant elle-même au jeu afin de donner confiance et faire confiance. Alors pourquoi pas des timides, des complexés, des chefs d’entreprise ou tout autre individu qui aurait besoin d’aller chercher ses talents au fond de lui et ainsi se rassurer sur qui il est ?
    Je ne crois pas qu’il soit facile d’écrire de soi avec un tel élan d’objectivité. Michel Saby met en lumière la différence entre parler de soi et écrire sur soi. Son écriture sur lui est la traduction du regard des autres, de cet empilement de phrases reçues en cadeaux, émouvantes et gratifiantes. Cette collection fait partie de son musée intérieur qu’il a bien voulu ouvrir pour nous aujourd’hui afin de nous le faire visiter sans détours.
    L’honnêteté du propos le rend élégant. Il interpelle aussi car nous pouvons faire la différence entre le « moi je… » qui traduit le regard porté sur soi de celui qui croit se connaître et le « je suis celui qui… » traduisant une manière d’être et de penser dans sa relation à l’autre et avec soi.
    L’écoute et le silence qui caractérisent l’auteur de ce billet sont des qualités rares dont il se nourrit à l’envi et dont il fait profiter son entourage.
    Pour conclure, je dirais qu’il est celui qui fait accoucher de soi !

    Marie

  4. Monique Joachim permalink
    30/05/2016 4:09

    Tiens! Tiens! L’article de Michel Saby illustre de façon merveilleuse ce en quoi je crois depuis toujours: IL Y A UNE ÉNORME DIFFÉRENCE ENTRE LA FIERTÉ ET L’ORGUEIL
    Les commentaires de Mesdames Régine et Marie montrent bien qu’elles partagent mon point de vue. Aujourd’hui, je me sens absolument magnifique. Je suis malheureusement à la course. Impossible donc de vous dire les nombreux pourquoi de cette affirmation. Disons seulement, pour le moment, que je suis magnifique, car j’ai le don de me choisir des amis exceptionnels qui me rendent bien leur affection. Je vous reviendrai plus longuement.

    Monique du Québec… qui adore ses amis

  5. Anne FISHER permalink
    30/05/2016 6:13

    Pour reprendre les paroles de Claire, dans cet article tu « ouvres le champ des possibles ».

    La médisance est monnaie courante : Tartempion est (défaut au choix), tout en ignorant ses nombreuses qualités. Y compris de soi-même : Je suis encore en retard/médisant !/impatient …

    Nous arrive-t-il souvent de faire l’éloge de l’autre, voire de nous-même, de dépoussiérer notre noblesse intrinsèque ? Car elle n’est point d’épée ou de robe.

    Ainsi pourrions- nous prononcer ces phrases inhabituelles :

    « J’ai beaucoup de chance de le connaître et de collaborer avec lui »
    « Peut- être… me suis-je trouvée moi-même, dépoussiérée de ma noblesse. »

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